Les Indications Géographiques au service de la Biodiversité Par Virginie Gomez, correspondante de Radio France International en Ethiopie |
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"Mieux comprendre le rapport des gens à la biodiversité et la manière de la préserver, c’est peut-être la plus grande question qui se pose aujourd’hui à l’humanité". Posant cette conclusion, les auteurs du dernier rapport des Nations Unies sur l’environnement (GEO4), font un autre constat : la diversité culturelle disparaît en même temps que la biodiversité. L’Ethiopie est au cœur de la problématique. Sa population est passée de 22 à plus A cet appauvrissement, certains pays ont trouvé une réponse : les Indications Géographiques (IG). Elles impliquent un cahier des charges précis au regard des normes environnementales et des modes de production utilisés. Dès lors, selon les promoteurs du Projet Home Gardens of Ethiopia, elles valorisent le produit sur les marchés en protégeant les savoirs faire locaux. Selon Delphine MarieVivian, juriste au Cirad, l’Inde les a développées avec succès pour protéger son industrie textile, menacée par la concurrence chinoise. Les IG ont permis parfois de rapatrier l’ensemble du processus de transformation dans la zone de production. Ainsi les fabricants de parmesan ont-ils obtenu en Europe le contrôle du rapage. Autant d’exemples à méditer pour l’Afrique, à l’heure du débat sur ses chances d’industrialisation dans un monde globalisé. Virginie Gomez
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